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Le chien dans l’archéologie

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Les chiens font effectivement partie des nombreuses représentations animales mises au jour en archéologie. Leur symbolique est tout à fait caractéristique de l’importance du chien à l’époque : d’esclave à dieu, son statut varie selon les lieux et les périodes. La plus ancienne peinture est une vaste frise rupestre à la Cueva Vieja en Espagne (environ 10 000 ans avant J.-C.) où un chien semble couper la retraite à un cerf, les prémices de la chasse !

Le chien déifié

En Égypte, l’exemple le plus connu est celui d’Anubis, dieu mi-chien mi-chacal trouvé à partir de la XIXe dynastie (vers 4 200 avant J.-C.). Du fait de la présence nocturne de chiens dans les nécropoles, Anubis était le dieu des morts : il présidait aux cérémonies funèbres et aux soins donnés aux corps des défunts, notamment les embaumements…

Dans la mythologie grecque, le chien est une créature forgée par le dieu des artisans, Héphaïstos, et revêt ainsi une origine divine qui lui confère une position privilégiée parmi les animaux.

Chez les Aztèques, Xolotl, dieu à tête de chien, donna naissance à l’humanité, la nourrit et l’éleva, en volant les ossements des morts dans les Enfers.

Le chien de travail et de guerre

Le chien a, depuis la nuit des temps, été utilisé par l’homme pour le seconder. Du statut d’esclave qu’il avait au Proche-Orient (vers 2 000 avant J.-C., l’idéogramme du chien n’est-il pas identique à celui de l’esclave dans les écrits cunéiformes !) le chien acquiert progressivement une place capitale dans les travaux de l’homme.

Toutes les représentations de chasse, ou presque, montrent des chiens aux côtés des hommes comme les scènes de chasse de grands fauves avec des Mâtins sur les murs d’enceinte de la ville néolithique de Catal-Hüyük, au Proche-Orient. En Égypte, avant la XVIIIe dynastie, les chiens aident l’homme à chasser antilopes et gazelles. La multiplication et la spécialisation des races conduisent, vers 1 500 avant J.-C., à la création des chiens de lévriers, plus rapides. La Grèce et la Rome antiques ne font pas exception : les chiens assistent les chasseurs et sont souvent représentés.

Les chiens se voient aussi offrir le rôle de gardiens, comme Cerbère, connu pour contrôler l’accès de l’Enfer aux âmes défuntes dans la mythologie grecque. En Extrême-Orient, les chiens dits “de manchon” sont les gardiens des eunuques (3 470 avant J.-C.). Dans la Rome antique (Ier siècle après J.-C.), le chien garde le domicile, attaché à une chaîne : c’est le fameux Cave Canem (“Prend garde aux chiens”) dessiné sur une mosaïque de Pompéi.

Des chiens aident les soldats dans les guerres. En Extrême-Orient, vers 1 000 avant J.-C., des chiens de Mésopotamie, surtout des Mâtins, sont très recherchés pour la chasse à l’homme, des esclaves en fuite par exemple. En Inde, les sculptures d’une porte du temple bouddhiste de Sanshi Tope évoquent des Molosses utilisés dans les guerres. De même, dans la Rome antique, les chiens de guerre possèdent des spécialités : les chiens de défense protègent les arrières, les chiens d’attaque sont envoyés au front et les chiens de liaison font le lien entre les différents postes de l’armée. Leur sort n’est pas plus agréable que celui des autres : les messages étaient ingurgités de force par ces chiens qui étaient sacrifiés à leur arrivée.

Le chien entre à la maison

Bien que le sort du chien paraisse peu enviable dans les temps anciens, des témoignages montrent qu’il pouvait parfois être bien considéré et respecté. Ainsi, pendant la période du Nouvel Empire égyptien, le chien avait une position telle que le maltraiter ou le tuer était passible de justice. Dans la Grèce antique, les artistes dépeignent le chien comme un animal privilégié pour la compagnie humaine ; les sculpteurs mésopotamiens d’Assourbanipal ont ainsi évoqué cette place spécifique dans le Jeune satyre au repos, pièce gardée au musée du Louvre de Paris. Mais la première marque réelle d’intégration du chien à la famille est la représentation en terre cuite d’un lit dans lequel est tendrement enlacé un couple ; à ses pieds, un chien couché dort d’un sommeil profond. Cette sculpture, tout à fait moderne dans sa notion d’“amour” pour les chiens, date cependant de la Gaule, vers 50 après J-C.

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