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Le Chien et l’Histoire

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L’histoire commune du chien et de l’homme remonte à des milliers d’années. En effet, il existe de nombreux sites archéologiques où l’on retrouve des ossements de chiens au milieu des restes humains. Le chien a donc, depuis la nuit des temps, été utilisé par l’homme pour le seconder. Néanmoins, sa fonction n’a pas été la même selon les contrées et a évolué avec le temps.

Le chien dans les civilisations

Suite à sa domestication, les chiens servirent d’abord comme chasseurs pour rabattre et prendre le gibier. Toutes les représentations anciennes de chasse montrent des chiens aux côtés des hommes, comme les scènes de chasse de grands fauves avec des Mâtins sur les murs d’enceinte de la ville néolithique de Catal-Hüyük, au Proche-Orient.

"Chasseurs dans la neige" Peinture de Pieter Bruegel (ou Breugel ou Brueghel ou Breughel) l'ancien (1525-1569). 1566. Dim. 117x162 cm Vienne. Kunsthistorisches Museum ©Luisa Ricciarini/Leemage. ©Luisa Ricciarini/Leemage
« Chasseurs dans la neige » Peinture de Pieter Bruegel (ou Breugel ou Brueghel ou Breughel) l’ancien (1525-1569). 1566. Dim. 117×162 cm Vienne. Kunsthistorisches Museum ©Luisa Ricciarini/Leemage. ©Luisa Ricciarini/Leemage

Assistant des chasseurs ou charognard

En Égypte, avant la XVIIIe dynastie, les chiens aident l’homme à chasser antilopes et gazelles. La multiplication et la spécialisation des races conduisent, vers 1 500 avant J.-C., à la “création” des chiens lévriers, plus rapides. La Grèce et la Rome antique ne font pas exception : les chiens assistent les chasseurs et sont souvent représentés.

Les restes de chasse et les déchets qui sont laissés aux chiens lui confèrent aussi un rôle de charognard et d’éboueur des lieux de vie de l’Homme, qui était alors essentiel. L’Antiquité grecque est riche de textes faisant allusion au rôle de charognard du chien. Par exemple dans la mythologie, après qu’Achille l’eut tué, Hector fut abandonné aux vautours et aux chiens. Chez les juifs aussi, puisque dans la bible ce sont des chiens qui se repaissent du cadavre de Jézabel. À cause de cela, le chien a quelquefois un rôle péjoratif. Traiter quelqu’un de “chien” ou “chienne” est une injure probablement en rapport avec le fait que les cadavres que l’on ne souhaite pas honorer étaient généralement dévorés par les chiens.

Gardien en tout genre

Les chiens se voient aussi offrir le rôle de gardiens, pour protéger les biens mais aussi le troupeau contre les animaux sauvages et les voleurs. En Extrême-Orient, les chiens dits “de manchon” sont les gardiens des eunuques (3 470 avant J.-C.). Dans la Rome antique (Ier siècle après J.-C.), le chien garde le domicile, attaché à une chaîne : c’est le fameux Cave Canem (“Prends garde aux chiens”) dessiné sur une mosaïque de Pompéi.

Art romain, "cave canem", la salle du chien. Vestibule ou entrée d'une villa de Pompéi. Italie ©Prisma Archivo/Leemage
Art romain, « cave canem », la salle du chien. Vestibule ou entrée d’une villa de Pompéi. Italie ©Prisma Archivo/Leemage

Chien de traîneau

Dans les régions les plus froides de la planète, les hommes et les chiens sont utilisés depuis des siècles pour faire glisser les traîneaux sur les étendues enneigées. Immobilisé par le froid et la neige, le traîneau devient donc très tôt un moyen de déplacement pour ces peuples dont c’est le seul moyen de briser l’isolement.

Convoité pour sa viande

Le chien était également à cette époque une source de nourriture importante en fonction des aléas alimentaires. Les hommes préhistoriques mangeaient sa viande pour survivre et utilisaient aussi ses os, sa peau et ses dents. Couramment consommé pendant l’antiquité romaine, le chien était aussi apprécié en Europe (jusqu’au début du XXe siècle en France et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale en Allemagne). Guillaume Apollinaire y fait référence dans Alcools, son recueil de poème de 1913. Cette cynophagie, encore très marquée aujourd’hui en Asie, est fortement remise en question par les associations de défense des animaux, le chien ayant maintenant une place entière en nos sociétés modernes.

Utilisé pour la chasse à l’homme

Des chiens aident les soldats dans les guerres. En Extrême-Orient, vers 1 000 avant J.-C., des chiens de Mésopotamie, surtout des Mâtins, sont très recherchés pour la chasse à l’homme, des esclaves en fuite par exemple. En Inde, les sculptures d’une porte du temple bouddhiste de Sanshi Tope évoquent des Molosses utilisés dans les guerres. De même, dans la Rome antique, les chiens de guerre possèdent des spécialités : les chiens de défense protègent les arrières, les chiens d’attaque sont envoyés au front et les chiens de liaison font le lien entre les différents postes de l’armée. Leur sort n’est pas plus agréable que celui des autres : les messages étaient ingurgités de force par ces chiens qui étaient sacrifiés à leur arrivée.

Vénéré au temps des Égyptiens

Bien que le sort du chien paraisse peu enviable dans les temps anciens, des témoignages montrent qu’il pouvait parfois être bien considéré et respecté.

Ainsi, pendant la période du Nouvel Empire égyptien, le chien avait une position telle que le maltraiter ou le tuer était passible de justice. Dans la Grèce antique, les artistes dépeignent le chien comme un animal privilégié pour la compagnie humaine ; les sculpteurs mésopotamiens d’Assourbanipal ont ainsi évoqué cette place spécifique dans le Jeune satyre au repos, pièce gardée au musée du Louvre de Paris. Mais la première marque réelle d’intégration du chien à la famille est la représentation en terre cuite d’un lit dans lequel est tendrement enlacé un couple ; à ses pieds, un chien couché dort d’un sommeil profond. Cette sculpture, tout à fait moderne dans sa notion d’“amour” pour les chiens, date cependant de la Gaule, vers 50 après J.-C. C’est d’ailleurs à cette époque que le chien trouve son nouveau rôle de chien de compagnie.

De plus, certaines personnes ressentent, au moment de la mort de leur fidèle compagnon, le besoin de lui offrir une tombe au cimetière. Cette pratique a existé dès l’ancienne Égypte où le chien était momifié pour accompagner le défunt ou faire un don aux dieux. L’intimité que le chien partage avec l’être humain est encore plus importante dans les cas de pratiques d’allaitement des chiots par les femmes (Amazonie, Océanie ; France au XIXe siècle).

Le chien auxiliaire de tous les temps

Du statut d’esclave qu’il avait au Proche-Orient (vers 2 000 avant J.-C., l’idéogramme du chien est identique à celui de l’esclave dans les écrits cunéiformes !) le chien acquiert progressivement une place capitale dans les travaux de l’homme.

Chasseur puis diabolique

Dès l’Antiquité, le chien occupe de nombreuses fonctions et participe à des activités aussi variées que la chasse, les combats, la traction de traîneaux dans les régions polaires, est une source de nourriture et participe aux rites sacrés de la religion. Plus tard, l’Empire romain devient le pionnier de l’élevage canin et s’enorgueillit du titre de “patrie des mille chiens”, préfigurant la diversité des variétés de chiens dont les utilisations principales concernaient la compagnie, la garde des fermes et des troupeaux et la chasse.

Au Moyen Âge, c’est essentiellement à la chasse que les chiens sont utilisés mais ils continuent à être utilisés sur les champs de bataille. Ils deviennent des compagnons et des auxiliaires privilégiés des seigneurs qui ont pour principale activité la guerre ou la chasse. Le futur chevalier doit donc apprendre à soigner et à dresser ses chevaux, mais aussi ses chiens. Le seigneur Phoebus au XVe siècle, célèbre pour sa vaillance et sa beauté, a écrit un magnifique traité (Livre de la chasse) très bien illustré sur la chasse avec des chiens. Les races de chiens sont croisées pour avoir des qualités d’endurance, d’agressivité et des capacités à identifier le gibier. Le privilège de la chasse est maintenu pour les seigneurs jusqu’à la Révolution en France, puis les paysans se mettent aussi à élever des chiens pour la chasse.

Par ailleurs, c’est à cette époque que le chien est banni par l’Église catholique. En effet, il passait, selon certaines croyances, pour être une des incarnations préférées du diable car il pouvait véhiculer la rage, dévorait les cadavres et hurlait dans la nuit noire. L’Église interdisait même à ses évêques de posséder un chien : cela évitait que les fidèles soient mordus lorsqu’ils demandaient l’hospitalité à ces hommes d’église.

"La chasse au renard" Miniature tirée de "Le livre de la chasse" de Gaston III Phoebus, Comte de Foix, Seigneur de Béarn (1331- 1391), 1387-1388.Chantilly, Musée Condé. ©Photo Josse/Leemage
« La chasse au renard » Miniature tirée de « Le livre de la chasse » de Gaston III Phoebus, Comte de Foix, Seigneur de Béarn (1331- 1391), 1387-1388.Chantilly, Musée Condé. ©Photo Josse/Leemage

Compagnon de jeu ou source d’énergie

Au moment de la Renaissance, en restant plus que jamais compagnon de la chasse, le chien devient aussi partenaire des divertissements frivoles, le compagnon de jeu des enfants, sous l’influence italienne qui allie plaisir de vivre, confort, esthétique. Cependant, certains auteurs tels Érasme, qui s’indignent dans les Adages (vers 1 500), de “ces chiens sans autre utilité que la distraction de matrones gâtées et oisives”, tentent de maintenir une certaine défiance vis-à-vis du chien.

Le chien est aussi utilisé comme source d’énergie depuis le Moyen Âge, par le biais des roues à chien, nombreuses à partir du XVIIIe siècle. Le principe en est simple : le chien doit courir à l’intérieur d’une roue qui actionne ainsi divers instruments : soufflet de forge, tournebroche, aiguiseur de couteaux, tour à bois, baratte pour faire le beurre et même… machine à coudre. On trouve des témoignages de ces exploitations dans une usine fabriquant des clous dans les Ardennes (400 chiens y étaient employés en 1879) ou encore dans les coutelleries de Châtellerault (1919) en France.

Robert Edwin Peary (1856 - 1920) atteint le Pôle Nord en 1909. Illustration de l'époque. ©Costa/Leemage
Robert Edwin Peary (1856 – 1920) atteint le Pôle Nord en 1909. Illustration de l’époque. ©Costa/Leemage

Le chien explorateur

De nos jours, le chien assiste toujours l’homme dans sa vie quotidienne (chasse, garde, défense…) mais aussi dans les grandes étapes de ses nouvelles découvertes : les expéditions au Pôle Nord et au Pôle Sud avec les chiens de traîneau. Les premiers essais de saut en parachute remontent à 1785, où Blanchard réussit l’atterrissage après avoir lâché à 500 m d’altitude un chien muni d’un parachute. La conquête de l’espace n’est pas en reste : la chienne Laïka, premier être vivant dans l’espace, placée dans le Spoutnik II pour ce qui fut le premier vol soviétique habité en 1957 !

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