Personne n'aime les pop-ups,
sauf quand il y a un chiot !

Découvrez l'espace de suivi de votre chiot et bénéficiez de conseils sur mesure, des promotions dédiées sur nos aliments, des outils pratiques : carnet de santé de votre compagnon, carnet d'adresses...

Créez l’espace de suivi
de votre chiot

Bénéficiez de conseils sur mesure, des promotions dédiées sur nos aliments, des outils pratiques...

Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Google+0Print this page

Le chien actuel

https://www.wikichien.fr/wp-content/uploads/sites/4/fotolia_72833914_s.jpg

Dès l’Antiquité romaine, les chiens étaient classés en fonction de leurs aptitudes. On distinguait alors les “chiens de berger” des “chiens de chasse” et des “chiens de maison”. Aristote recensait sept races de chiens et ne tenait aucun compte des “lévriers” qui existaient pourtant depuis longtemps en Égypte. Au XVIIIe siècle, Buffon tenta une classification des chiens selon la forme de leurs oreilles : il les départageait en trente races à oreilles droites, tombantes ou semi-tombantes, alors que Cuvier proposait de diviser l’espèce canine en “Mâtins”, “Dogues” ou “Épagneuls”, en fonction de la forme du crâne des individus. En 1885, la création du Livre des origines français permit de diviser l’espèce canine en vingt-neuf sections distinctes réunies en onze groupes au début du XXe siècle, puis réparties, en 1950, parmi les dix groupes connus actuellement.

Notion de race, de variété et de standard

C’est en 1984 que, sur une proposition du professeur R. Triquet, une définition zootechnique de la notion de groupe, de race et de variété canine est définitivement approuvée par la Fédération cynologique internationale.

Espèce et race

La race est, selon le Pr R.Triquet, “comme un ensemble d’individus présentant des caractères communs qui les distinguent des autres représentants de leur espèce et qui sont génétiquement transmissibles”. Selon lui, “l’espèce procède de la nature alors que la race procède de la culture dans le cadre de la cynophilie”. En effet, la conduite de la sélection des accouplements de reproducteurs par l’intervention humaine peut aboutir à la naissance d’une nouvelle race, mais ne permet en aucun cas la création d’une nouvelle espèce.

Ainsi, la race des “Jack Russel Terriers” provient-elle de croisements entre différents terriers entrepris par le révérend du même nom afin d’améliorer leur aptitude à la chasse. Inversement, certains chiens comme les “Bergers du Languedoc” n’ont jamais pu accéder au statut de race reconnue. D’autres, comme le Chambray, le Lévesque ou encore le Normand-Poitevin se sont éteintes progressivement à cause de leurs faibles effectifs ou du manque d’intérêt qu’elles ont suscité et ont été définitivement supprimées par la FCI. De nos jours encore, des races comme le Braque belge sont en cours de suspension alors que le Berger Blanc Suisse ou le Russkiy Toy attendent une reconnaissance définitive. Ainsi, au cours de ces 50 dernières années, le nombre de races reconnues par la FCI a pratiquement triplé, répondant à des besoins de plus en plus précis ou, parfois, simplement à la recherche d’originalité !

Certaines races détournées de leur vocation

Ainsi par exemple, peu de Yorkshire Terriers sont actuellement utilisés pour la chasse au terrier, et la majorité de cette race est maintenant dévolue à un usage de compagnie. De même, les Labradors Retreviers qui étaient initialement destinés à chasser en association avec les chiens d’arrêt ne sont plus souvent sélectionnés pour leurs aptitudes au travail originel.

Groupe, race et variété

Le groupe est défini comme “un ensemble de races ayant en commun un certain nombre de caractères distinctifs transmissibles”. Ainsi, par exemple, les individus appartenant au premier groupe (Chiens de berger), malgré leurs différences morphologiques, présentent tous l’instinct originel de gardien de troupeaux.

La variété, quant à elle, est selon une définition du cynologue Raymond Triquet comme “une subdivision à l’intérieur d’une race dont tous les sujets possèdent en plus un caractère transmissible commun qui les distingue des autres sujets de leur race”.

Ainsi, le Berger Allemand à poil long représente une variété de la race “Berger Allemand” bien qu’il soit possible de ne trouver aucun poil long parmi sa descendance (caractère “poil long” transmissible de manière récessive). De même, de nombreuses races admettent plusieurs variétés de couleurs ou de textures de robe, voire même plusieurs ports d’oreille dans leur standard. Par exemple, la race Teckel admet trois variétés : à poil ras, à poil dur ou à poil long.

Chaque race a son standard

Le standard est défini comme “l’ensemble des caractéristiques propres à une race”. Il sert de référence lors des expositions canines pour juger de la conformité d’un chien aux caractéristiques morphologiques et comportementales de sa race.

Chaque race possède son standard, établi par l’association de race de son pays d’origine, qui est seule habilitée à en modifier le contenu. Ainsi, le standard mis en place par le berceau de la race reste le seul reconnu par la FCI, même si certains pays essaient parfois d’imposer leurs propres variétés. Par exemple, des variétés anglaises ou canadiennes de la race Akita Inu ont été proposées sans succès à la reconnaissance de la FCI tandis que la variété américaine a été reconnue en 2006. D’autres ne sont reconnues que par les instances généalogiques nationales.

Certaines, comme les Caniches Toys et Abricot, ont été finalement reconnues par le pays d’origine comme appartenant officiellement à la race des Caniches.

Standard de beauté et morphotype sportif

Certaines races de chiens sont difficiles à classer parmi les groupes existants car elles peuvent être progressivement détournées de leur vocation primitive. Pour maintenir l’originalité des races, certaines associations de races ont imposé des tests d’aptitudes naturelles, voire des épreuves de travail, comme le field-trial pour certaines races de chiens de chasse, permettant de juger un chien sur ses aptitudes comportementales et non plus uniquement sur son aspect extérieur ou phénotype. Dans certains pays comme le Royaume-Uni, où l’obtention du titre de champion de beauté ne nécessite pas de qualificatif en travail, les lignées dites “de travail” et “de beauté” peuvent être très différentes d’un point de vue morphologique.

De l’utilité des alliances intervariétés

Les manifestations canines telles que concours, expositions et championnats permettent aux juges de promouvoir la reproduction des chiens jugés “améliorateurs” de leur race par leurs qualités de beauté ou de travail. Cette pratique du jugement oriente la sélection vers les buts poursuivis par les clubs de race mais risque d’aboutir à des individus très typés, parfois très éloignés du standard d’origine, et même de voir progressivement apparaître différentes variétés lorsque les qualités de travail s’avèrent peu compatibles avec les critères de beauté.

Pour éviter la dérive de ces variétés qui menace l’intégrité de la race et de son standard, il importe de croiser régulièrement les meilleurs sujets de chaque variété afin de conserver simultanément les qualités de travail et de beauté propres à la race. Le cas du Berger Belge, qui compte quatre variétés distinctes, est assez éloquent. Des alliances intervariétés entre Groenendaels et Tervuerens sont effectuées régulièrement et maintiennent une certaine homogénéité raciale alors que des croisements entre Malinois et d’autres races effectués dans le but d’améliorer les aptitudes de travail (mordant, indifférence au coup de feu) risqueraient de menacer l’intégrité de cette variété.

Une sélection intra-raciale orientée uniquement sur des aptitudes au travail risque donc d’aboutir à la création d’un type hors standard (comme cela a été le cas pour le Setter anglais) d’autant plus que les caractères morphologiques se perdent beaucoup plus rapidement que ne s’acquièrent les qualités de travail !

Souche, lignée, famille

Chaque race trouve son origine dans une souche dont la dispersion des produits dans plusieurs élevages donne naissance à différentes lignées. Même si les participations génétiques du père et de la mère sont identiques sur les chiots de première génération, on parle de “souche maternelle” et de “lignée paternelle” lors de l’étude d’un pedigree sur plusieurs générations. En effet, les descendants d’un étalon d’élite “raceur” sont toujours beaucoup plus nombreux que ceux d’une lice championne, physiologiquement limitée à moins de deux portées par an.

Famille et consanguinité

L’examen du pedigree d’un chien permet de remonter à ses origines et de se faire une idée du degré de consanguinité qui lie ses ancêtres. Il montre que l’élevage en parallèle de plusieurs lignées consanguines (ou courants de sang) est la méthode de sélection la plus fréquemment appliquée en élevage canin.

Elle aboutit au bout de plusieurs générations à la fixation des caractères recherchés par l’éleveur, qui constitue ainsi sa propre “famille” reconnaissable par un cynophile averti. La famille devient alors un ensemble d’individus consanguins présentant des caractéristiques semblables et provenant du même élevage – la majorité des élevages étant eux-mêmes identifiés par un “affixe”, nom propre à l’élevage.

De la nécessité de la retrempe

L’excès de consanguinité au sein d’une même famille peut toutefois conduire à une chute de la prolificité et de la variabilité des caractères appelée “impasse génétique”. L’éleveur a alors recours à la “retrempe” avec un autre courant de sang. Il est même possible maintenant de conserver la semence, et donc le patrimoine génétique de certains étalons dont les qualités autoriseraient un “retour en arrière”.

Quelle place pour le corniaud ?

Contrairement au “bâtard” défini comme le produit d’un accouplement entre deux chiens de races différentes ou issu du croisement d’un chien de race et d’un autre d’origine indéterminée, le corniaud, lui, est impossible à décrire précisément car il est le fruit du hasard, issu d’un croisement entre deux reproducteurs de races indéterminées. Ils sont difficiles à recenser en France, on estime que bâtards et corniauds forment environ 60 % du cheptel canin français.

Des qualités de travail et de rusticité

Les corniauds, à défaut d’être des canons de beauté, présentent souvent des qualités de travail et de rusticité très appréciables pour leurs propriétaires.

Si le corniaud revient généralement à la couleur sauvage – sa robe est souvent dominée par le gris ou le fauve – il retrouve aussi un format moyen et, à l’instar du Clochard de Walt Disney, un instinct de débrouillardise qui lui permet notamment d’exercer ses talents de chasseur. Issu de croisements divers, il a l’avantage de disposer d’un patrimoine génétique extrêmement riche, les gènes défavorables (souvent récessifs) ayant de grandes chances d’être dominés par des gènes favorables.

Les aléas de la diversité génétique

Le principal inconvénient de cette diversité génétique vient de l’absence de garantie de la transmission des caractères au fil des générations suivantes, et il est très difficile de prévoir les qualités morphologiques et psychologiques des chiots issus de parents corniauds, même si ceux-ci présentent des qualités indéniables.

Et, même si l’on entend souvent dire que les corniauds sont vifs, intelligents, résistants et volontaires, il est impossible d’en faire une généralité car les aléas de la génétique ne permettent souvent qu’aux plus chanceux ou aux plus qualifiés de trouver une place dans notre société, et force est de constater qu’ils forment encore les plus gros effectifs des refuges et des fourrières.

Une question de gènes

Nous avons vu que les caractères quantitatifs, comme l’aptitude au travail, qui dépendent de l’action de nombreux gènes, étaient moins transmissibles que les caractères morphologiques, comme la couleur ou la texture du pelage, qui dépendent d’un nombre plus restreint de gènes. Il est de même impossible de prédire la dangerosité d’un chiot en considérant uniquement le(s) croisement(s) de races dont il est issu. Dans certains pays, de nouveaux croisements se voient même attribuer un nom comme le Cockapoo (croisement entre Cocker et Caniche) ou Labradoodle (croisement entre Labrador et Caniche) et même un standard avec des listings d’éleveurs dédiés et une reconnaissance par certains clubs.

Reste-t-il encore des chiens sauvages sur terre ?

De nos jours, il est encore difficile de classer certains canidés comme le loup d’Abyssinie Canis simensis (500 individus subsistent encore en Éthiopie) parmi les loups, les renards ou les chiens sauvages ! Quoi qu’il en soit, si l’on exclut les loups du groupe des chiens sauvages, on trouve encore aujourd’hui quelques types de chiens sauvages : les chiens chantants de Nouvelle-Guinée, les chiens Pariahs d’Inde et d’Afrique, le Basenji du Congo (dont beaucoup sont actuellement domestiqués et même reconnus par la FCI), les chiens de Caroline et les Dingos d’Australie. Tous les chiens sauvages présentent une certaine homogénéité morphologique.

En ce qui concerne les Dingos d’Australie ou Canis lupus dingo, les scientifiques savent désormais, grâce aux fossiles et aux analyses d’ADN mitochondrial, qu’ils sont arrivés en Australie il y a environ 3 500 à 5 000 ans et descendraient d’un petit groupe de chiens plus ou moins domestiques, introduit par des marins asiatiques et retourné ensuite à l’état sauvage. Classé pendant 50 ans parmi les chiens commensaux de l’homme et les chiens sauvages, il l’est désormais parmi les sous-espèces du Loup Gris bien que des recherches soient toujours en cours afin de le prouver totalement.

Le chien peut-il redevenir un loup ?

Partant du principe que l’évolution ne revient jamais en arrière, des chercheurs de l’université de Rome ont étudié des colonies de chiens sauvages vivant dans les Abruzzes, en Italie centrale. Ils ont constaté que les chiens des bois vivaient comme des loups, c’est-à-dire en meute avec des territoires bien définis, contrairement aux chiens errants des villages qui luttent généralement chacun pour leur propre compte.

Cependant, les chiens sauvages ne ressemblent pas pour autant à des loups. Ils sont en effet plus petits, de couleur ambre-marron, ce qui indique une perte définitive d’allèles, sans doute consécutive à un épisode de domestication au cours de leur histoire.

Le chien du futur

Les statistiques annuelles d’inscriptions aux livres généalogiques permettent de connaître les tendances raciales actuelles et d’essayer d’extrapoler sur le profil type du chien du futur. Les naissances déclarées, race par race, montrent une tendance au recul des races les plus connues au profit de l’émergence de races de plus en plus originales.

Les hypertypes

Cette recherche de l’originalité et de l’extrême est une technique de sélection développée surtout aux États-Unis et en Angleterre. Elle a abouti à ce que l’on appelle des “hypertypes”, comme par exemple certains Bulldogs dont la face était devenue tellement écrasée qu’ils ne pouvaient plus naître que par césarienne et respirer que la gueule ouverte. De même, les Labradors ont une nette tendance à l’obésité, les Teckels à l’allongement, les Shar-Peï au plissement de peau et les Bergers Allemands à l’avalement de la croupe… Les chiens de petite race voient leur format se réduire comme peau de chagrin pour se faire appeler “toy” ou “miniature”, contrairement aux chiens de grande race qui tendent vers le gigantisme et laissent aux corniauds tous les qualificatifs moyens. La tendance va vers une division de la moyenne aux profits de deux extrêmes !

Influence de la génétique pour un chien sur-mesure

La technique du “morphing” est un outil informatique qui tient compte à la fois de cette tendance et de 1’évolution de notre mode de vie et des progrès de la génétique. L’évolution du mode de vie suit le développement de l’urbanisation. La diminution de l’effectif des chiens de ferme est prévisible au profit de l’accroissement des chiens de compagnie, lié au développement du travail à domicile et de la cybernétique. Cependant, le profil des chiens de compagnie est très changeant en fonction des phénomènes de mode.

Si les tendances actuelles persistent, on peut prévoir une augmentation de la diversité raciale. Le chien du futur sera donc tout sauf un chien moyen ! La génétique de la couleur et de la texture de la robe progressant à grands pas, il pourra sans doute être “génétiquement coloré”. Suite au séquençage du génome canin et à l’apparition de nouveaux tests génétiques pour les tares héréditaires, il deviendra sans doute possible de les faire reculer mais aussi de diminuer la part du hasard et d’accéder à une demande de plus en plus originale.

Le développement plus important des techniques d’insémination en semence réfrigérée ou congelée abolira les distances, les frontières et les quarantaines pour autoriser la reproduction de deux partenaires sélectionnés sur “catalogue Internet” et même l’utilisation de la semence d’étalons disparus. Ces techniques n’atteindront toutefois jamais l’extension rencontrée chez les bovins, compte tenu de la faible concentration en spermatozoïdes d’un éjaculat canin.

Le premier chien cloné, Snuppy, né en 2005 grâce aux travaux réalisés à l’Université de Séoul sera peut-être le point de départ d’un mode d’acquisition du chien de compagnie voire à la perpétuation d’un même chien.

Peut-être y aura-t-il moins d’abandons, mais le chien du futur, un “chien sur mesure”, s’éloignera de plus en plus du profil du chien sauvage qui ne le reconnaîtra sans doute même plus !

Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Google+0Print this page

Recevez nos conseils personnaliséspour prendre soin de votre chien

Vous aimerez aussi ces articles voir tous les conseils pour mon chien